Le pêle-mêle de Michouette

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La jeune fille et la mort - Théâtre 14 jusqu'au 5 mai

Huis clos sur la violence et les tortures au Chili. Parfois dans les petits théâtres on trouve le bonheur. Parfois, on trouve les petits théâtres en cherchant une pièce en surfant sur internet. Bien sûr, tout le monde connait le film de Roman Polanski et la musique de Schubert mais quelle bonne surprise de découvrir que, sur une petite scène au décor sobre, sans les moyens techniques du cinéma, on puisse avec le seul talent des comédiens et la force d'un texte simple, recréer une ambiance aussi oppressante sans sombrer dans la violence gratuite ...
Au départ, un décor blanc presque aseptisé et une femme seule. Son mari rentre, il a eu un problème mécanique, insoluble sans l'aide de quelqu'un. Scène de dispute conjugale classique où l'on sent poindre une fêlure.
Puis le sauveur arrive et, petit à petit, on entrevoit et on découvre l'horreur des dérives de certains hommes pendant l’ère des régimes dictatoriaux sud-américains en suivant la force de la vengeance que seules les femmes peuvent exprimer.

On ne voit pas le temps passer. La performance du comédien qui joue le docteur Miranda est étonnante et les autres jouent juste.
Un seul bémol, la musique de Schubert qui a donné le titre de la pièce n’est pas assez présente voir inexistante. C’est dommage, c’est un si beau quatuor à corde.

A l'affiche du 20 mars au 5 mai 2007
Théâtre 14 Jean-Marie Serreau
20, avenue Marc Sangnier, 75014 Paris
  • Pièce de Ariel Dorfman
  • Montée par Didier Long
  • Avec Sophie de la Rochefoucauld , Frédéric Van Den Driessche , Jean-Michel Noirey

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Aussi ne crains pas d'être lent, crains seulement d'être à l'arrêt.