Le pêle-mêle de Michouette

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Du même ventre

Au Théâtre de l’Est parisien jusqu’au samedi 3 juin 2006.

Une pièce magnifique ! Annulez vite ce que vous aviez prévu pour samedi soir et courez avenue Gambetta
Tél 01 43 64 80 80
Texte et mise en scène : Catherine Anne ...
Avec
Thierry Belnet, le frère
Fabienne Luchetti, l’aînée
Stéphanie Rongeot, la cadette

Le sujet : Librement inspiré de la famille Claudel : deux sœurs et un frère, enfants d'une famille déchirée, sans tendresse. Les liens d’affection, de jalousie, d’intimité entre ces trois enfants. Trois caractères opposés : Camille qui se moque des conventions, Paul qui découvre Dieu, Louise qui assume sa place de femme bourgeoise. Camille et Paul deviendront célébres par leurs œuvres, Louise, une veuve mère de famille.
Le texte : Catherine Anne a choisi de remonter dans les espérances, les déchirements, les désillusions et les rèves de ses trois personnages.
C’est un bonheur de cette pièce de nous laisser sur un moment où tout est possible, où le futur s’ouvre, celui où les personnages sont prêts à se libérer de leur famille « lugubre » pour, chacun, prendre la voie qu’il a choisie.
Ce parcours dans le temps est parfaitement limpide. Un travail très fin, couture. Les scènes se raccordent, sans heurt, naturellement, immédiatement sur un souvenir, une explication.
Le texte est publié chez Actes Sud Papier.
Les acteurs : ils sont tout aussi remarquables. Dans leurs jeunes âges comme dans leurs viellesses, ils sont toujours très justes, ils nous émeuvent et nous attachent à eux tous les trois.

Le décor : des meubles qui se voilent ou se dévoilent, changeant le lieu des actions.


Un grand moment de théâtre !
Une frère, deux sœurs dans des efforts ultimes, sur la fin ... Trois vies aux parcours différents. Trois passions, Paul pour la plume, Camille pour la terre et pour Louise les choix d'une existence tiraillée. Trois couleurs, trois cris, trois Claudel.
Et des sursauts, "... tu te souviens ?...", le souvenir revient en direct sous nos yeux. Le fil conducteur qui fait qu'on n'oublie pas, une régression, une renaissance avec des rires et des pleurs, des amusements et des reproches.
Le jeu des acteurs est grandiose, sensible et de plus en plus fragile dans l'avancée de l'intrigue. Il y a des moments clés où il faut décider et c'est là qu'on se souvient encore...
Très belle pièce, mise en scène rythmée, où même les décors font partie de l'aventure théâtrale.

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Trackbacks

1. Le vendredi 16 juin 2006 à 20:47, de passiondeslivres

Du même ventre

Une pièce magnifique. Trop tard hélas pour la voir, mais on peut toujours lire le texte. Superbe.

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Commentaires

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Tout chemin, même de mille lieues, commence par un pas.
Aussi ne crains pas d'être lent, crains seulement d'être à l'arrêt.