Le pêle-mêle de Michouette

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Comme il vous plaira de William S

Imaginez un soir d'automne la sortie d'un métro dans Paris. Le vent se lève, annonçant une tempête nocturne. Les feuilles jonchent les trottoirs, les caniveaux, se réfugiant parfois sur les voitures en stationnement. Il fait nuit. Un flot de voyageurs descend par vague des escaliers du métro aérien. Redevenus piétons, ils fuient le métro, se hâtent de rentrer chez eux. Je marche, ou plutôt je cours sur les trottoirs tapissés de feuilles rousses et jaunes. Ma course m'entraîne sur un boulevard mal éclairé. Un jet de lumière et une odeur nauséabonde délivrée par une station service. Soudain, au détour d'un bloc d'immeuble, un monolithe vertical : une indication ! Je suis la piste. Au fond, de la lumière, je perçois comme un bruissement de voix. Je me précipite encore un peu plus, enjambe une volée de marches et...encore essoufflée récupère un billet d'entrée. A peine assise le spectacle commence, mes genoux touchent la scène. Je ne peux pas être plus près!..

Quel spectacle ! 17 personnages qui disent, racontent, s'interpellent, chantent de leurs voix mélodieuses, sautent, glissent, menacent, s'aiment, rient - et nous avec eux. La voix de la môme Piaf surgit d'un phonographe. Impossible de rester en place, ils surgissent de toute part : en haut, derrière, dans le public...Toute une ménagerie : un lion, un mouton prêt se faire tondre, un cerf...qui essaie de bramer...

Une forêt...oh ALICE, rappelle-toi, une forêt, notre forêt !

Au détour des bois, la mélancolie. C'est bien la première fois que la mélancolie me fascine ce point.

Vive les William : Shakespeare et Mesguich !

Vive Chris, Florent, Benjamin, Samatha, Marine, Sarah, Laurent et Laurent ! Tiens 8, .....Ils ne sont que 8 !.... 8 pour tout ce tintamarre ! Cette réjouissance !

A nouveau devant le monolithe...deux heures plus tard.

-"Comment deux heures ? Mais qui a avancé les aiguilles de ma montre ? C'est sûr c'est encore un coup du fou multicolore". Tiens c'est bizarre, tout me paraît moins sombre dans ce quartier d'automne. Tous ces sourires qui éclairent le parvis du théâtre 13.

Et ces mots qui hantent ma mémoire "Le monde entier est un théâtre et tous les hommes et toutes les femmes ne sont que des acteurs"

Comme il vous plaira….pour sûr cela me plait !

Farewell....I would prefer bye bye, see you soon

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Commentaires

1. Le mardi 30 novembre 1999 à 00:00, par Inconnue Masquée

Cette troupe nous a vraiment fait passer un bon moment, quelle vivacité ! Les trouvailles de mise en scène sont excellentes ! Toutefois, j'avoue que j'ai eu du mal à m'y retrouver dans les personnages et je ne sais de quel William incriminer ; je n'ose rien dire de W. S. alors peut-être est-ce le rythme très soutenu de W. M., ou tout simplement moi.
Et puis, je me pose une question : Orlando est-il vraiment amoureux ?

Ce qui m'a frappé : une troupe unie, et ça passe dans le jeu.

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Tout chemin, même de mille lieues, commence par un pas.
Aussi ne crains pas d'être lent, crains seulement d'être à l'arrêt.